Sa formation au Conservatoire National de Région d’Angers associe des techniques du chœur élaborées par Mario Gonzales à approche purement physique de l’entraînement de l’acteur via la biomécanique de Meyerhold. L’étude du théâtre versifié, du texte antique, classique et contemporain, du masque, du clown, de la voix chantée, de la danse contemporaine parachève cette formation et fait de lui un comédien complet

À l’issue de ces trois années d’études, il demandé pour jouer le rôle de Solange dans Les Bonnes de Jean Genêt dans une mise en scène de Hubert Lenoir (Théâtre du Totem). A la suite de quoi s'enchaîneront de nombreux spectacles en théâtre, avec parmi ceux-ci Mariage à Sarajevo de Ludwig Fels ou Portrait d’une femme de Michel Vinaver mis en scène par Claude Yersin (Nouveau Théâtre d’Angers – CDN), mais aussi en danse contemporaine pour lesquels il est appelé à jouer et à danser.

En 1998, il initie le projet de la compagnie Mêtis avec le désir d'interroger le monde contemporain. Sa première mise en scène Des braves gens qui s’aiment de détester ensemble (citation d’Albert Cohen) symbolise à elle seule sa volonté d’aborder l’acte théâtral comme outil de mise en débat de sujets sociétaux mais avec un esthétisme assumé. Son appétence pour le dialogue entre les arts font de ses mises en scènes des objets hybrides mêlant théâtre, danse, cinéma, film d’animation, musique électronique…mais toujours en mettant au cœur de sa recherche le verbe et l’exploration des mots. Des auteurs variés mais toujours engagés (M. Azama, V. Novarina, P. Minyana L. Mauvignier…) sont ainsi  explorés et il reprend à son compte les mots de Valère Novarina : « L’acte d’écrire est un acte de résistance », pour faire de l’espace scénique un lieu de résistance fondé sur l’échange, le débat, le dialogue.

Depuis 2009, un travail sur la mémoire est engagé avec Marc Béziau (auteur) sur ce qui deviendra Bab'el porte - Mémoires d'Algérie. Cette réflexion donne lieu à une collaboration qui dure jusqu'à ce jour et à de nouvelles créations : Abdesslem, l'oublié ou la vie d'un ancien tirailleur marocain, 36 poses ou ces bribes de souvenirs personnels qui font que chaque petite histoire forme l'Histoire, RPG14 ou le jeune homme et la machine à tuer (labellisé Mission Centenaire) ou une réflexion de ce que peut apporter une vision d’une jeunesse du siècle dernier anéantie par la Grande Guerre à celle d'aujourd'hui embourbée dans une société individualiste.

Dans la continuité de cette réflexion sur la mémoire, il monte Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier en 2015 (coproduction Le Quai – CDN et Le Grand T – Théâtre de Loire-Atlantique), et s’intéresse au texte Anges de Anja Hilling qui sera le point d’orgue de cette exploration mémorielle pour fêter les vingt ans de la création de la compagnie Mêtis.

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